Alors que les négociations allaient bon train entre Porsche et Red Bull Racing en vue du rachat de 50 % des parts de l’écurie autrichienne par le constructeur allemand, il n’en sera finalement rien. Porsche a officialisé la fin des discussions entre les deux parties et ne viendra pas en F1 avec l’écurie dirigée par Christian Horner. Pour autant, la marque compte toujours prendre part au championnat du monde de Formule 1 dès 2026. Reste à voir avec qui !

 

>> Lisez aussi – Porsche, l’introduction en bourse se précise

 

Guerre de pouvoir

Si aucun des deux ex-futurs partenaires ne s’épanche sur les raisons de l’échec de leurs négociations, il semble que la pierre d’achoppement concerne la structure de management de l’équipe. En effet, dans son communiqué, Porsche déclare : « La promesse a toujours été que ce partenariat serait basé sur un pied d’égalité, ce qui incluait non seulement la fourniture d’un moteur, mais aussi un partenariat sur l’équipe elle-même ». La volonté de Porsche était d’acquérir 50 % du capital de Red Bull Racing et d’en intégrer la sphère décisionnaire afin de pouvoir influer sur la gestion de l’équipe et sa stratégie de développement.

 

Or, tous les suiveurs de la F1 savent que Christian Horner défend farouchement l’indépendance de son équipe. Ce dernier n’a d’ailleurs pas manqué de louer la capacité de Red Bull Racing à prendre des décisions importantes rapidement et efficacement. Une flexibilité et une liberté qui auraient pris un sacré coup dans l’aile si des personnes du sérail Porsche s’étaient immiscées dans le management de l’équipe, avec toute la lourdeur bureaucratique que cela impliquerait. Non plutôt que de se retrouver en cage, Red Bull Racing a décidé de continuer de voler de ses propres ailes et laisse Porsche tout marri sur son perchoir.

 

Quelles solutions ?

Pour Red Bull, l’avenir reste ouvert avec sa division Powertrains qui sera chargée de développer la prochaine génération de moteurs. Mais la nouvelle réglementation plus orientée vers une électrification plus forte et l’utilisation de carburant durable pourrait surtout donner l’envie à Honda de revenir officiellement dans la compétition !

 

Pour Porsche, il semble peu envisageable que les Allemands créent leur écurie de toute pièce. Il leur faudrait non seulement obtenir l’accord des écuries en place, mais également les « dédommager » à hauteur de 20 millions $ par équipe, soit 200 millions $ au total. Pr conséquent, Audi devant sceller son accord de prise de participation progressive (de 25 à 75 % en 3 ans) chez Sauber pour une arrivée en tant que motoriste en 2026, Haas étant étroitement lié à Ferrari et Alpha Tauri à Red Bull, la seule piste plausible reste donc Williams. Nul doute que les investisseurs américains propriétaires de l’écurie de Grove seraient ravis d’obtenir un retour sur investissement, voire une plus-value en faisant affaire avec Porsche !